Vampires

Les vampires, traditionnellement appelés “Sirrahs” jusqu’à l’avènement de Kain, sont actuellement la race dominante à Nosgoth.

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Le vampirisme comprend un héritage éclectique qui s’est répandu en bien des générations et sous-espèces, mais avec des traits communs :

-Une dépendance au sang
-Une immortalité doublée de stérilité
-Une vulnérabilité à l’eau, le feu et le soleil
-Le développement de dons surnaturels par mutation en chrysalide

Sous cette définition, les premiers vampires sont apparus durant la préhistoire comme les bâtisseurs des colonnes. Autrefois dévots serviteurs de l’ancien, celui-ci s’est détourné de ses enfants quand ils sont devenus immortels et stériles, devenant l’antithèse même de tout ce qu’un dieu du cycle de la vie représente.

Nombre de vampires s’étant suicidés à cette période, espérant retrouver leur dieu et ne pouvant supporter l’idée de marcher à Nosgoth orphelins, la responsabilité des colonnes de Nosgoth passa aux humains mortels. Les vampires devinrent une race conspuée, honnie et chassée à vue.

Jusqu’à ce que Vorador ne découvre un moyen de pallier à la stérilité vampirique, usant de nécromancie pour créer de nouveaux vampires. Face à cette menace démographique, Moebius créa la confrérie Séraféenne pour lancer une croisade d’extermination, laquelle rencontra un franc succès, puisqu’elle ne laissa qu’un seul vampire vivant à Nosgoth : Kain, scion de la balance.

Si Kain avait accepté le sacrifice qui lui avait été demandé pour rétablir l’ordre dans les colonnes, la race vampirique se serait donc éteinte. Mais sous l’égide de Kain, elle est redevenue l’espèce dominante.

DÉPENDANCE AU SANG:
Un vampire n’a pas besoin de manger et de boire pour vivre. Son seul besoin vital est celui du sang, bien que la plupart des vampires continuent de faire des repas standards, par gourmandise et/ou dans le cadre de fêtes.
N’importe quel sang ne fait pas l’affaire : ce sang doit contenir la Vitae d’un individu. Un élément intangible, qui disparaît très rapidement du liquide après la mort de l’individu, et qui explique pourquoi le sang d’un humain mort depuis des heures n’a aucune saveur pour un vampire. Les alchimistes de Zephon tentent de découvrir ce qu’est cette Vitae qui donne sa saveur et sa valeur au sang, de façon à la reproduire dans d’autres liquides, mais ces recherches sont restées sans résultats pour le moment.
Tant que le porteur du sang est vivant (ou que son corps est encore “chaud”), le sang est chargé de Vitae. Fait étonnant, l’eugénisme permet également de conserver une petite partie de la Vitae d’un sang, même longtemps après la mort du porteur. Voilà pourquoi les vampires vignerons de Dumah pratiquent l’eugénisme parmi leurs esclaves humains, ce qui permet de garder leurs vins de sang nourrissants et délicieux, même des siècles après la mort de la “matière première”.

Un vampire peut potentiellement survivre en buvant le sang d’animaux, mais sa santé se dégradera d’année en année, car les risques infectieux sont grands.

Car le sang transmet les maladies de son porteur. Bien que les vampires se soignent naturellement de toute affliction, certaines peuvent toujours les affaiblir sérieusement pendant quelques jours, le suivi de la source du sang est donc primordiale.

La Vitae présente dans le sang permet également d’avoir accès à quelques souvenirs de l’humain. Les vignobles de Dumahim tentent de maintenir leurs esclaves en une constante ébriété et légèreté, de façon à ce que leurs millésimes n’inspirent que volupté.
L’accès aux souvenirs est vu comme un fardeau par les vampires, qui apprécient donc le “sang de lune” de la charité rouge, du sang précieux comportant de la Vitae sans aucun souvenir. La charité rouge propose également du sang de vierge, présentant un risque moindre en termes de maladies transmissibles pour les vampires.

STÉRILITÉ:
Les vampires souffrent d’une malédiction les rendant stériles, bien que certaines méthodes aient été trouvées pour créer de nouveaux vampires. Toutefois, comme tous ses autres organes, le sexe d’un vampire est fonctionnel et peut être utilisé pour des actes de plaisir, même s’ils resteront ultimement stériles sur l’aspect reproductif.

La méthode la plus couramment utilisée est celle de la nécromancie, inaugurée par Vorador. Kain et tous ses lieutenants sont nés par la nécromancie, habitant des cadavres ressuscités. Nombre de chercheurs se demandent d’ailleurs si un vampire crée par nécromancie est un parasite spectral habitant un corps vide, ou bien si c’est l’âme du mort revenue dans son enveloppe. Il n’y a pas de consensus sur le sujet, même si on sait que la naissance d’un vampire vient d’un acte de création et non pas de reproduction. Voilà pourquoi les vampires n’ont, traditionnellement, pas de nom de famille.

On sait toutefois que lorsque Kain ou un de ses enfants crée un vampire, il y met une partie de sa propre âme, et ce processus n’est pas infini. Plus un vampire créera d’enfants, moins ils auront de son âme. Voilà pourquoi les premiers nés ont un lieu symbiotique très fort avec leurs créateurs, tandis que les derniers nés n’ont qu’une portion de leur âme et évoluent de façon plus chaotique.

Un vampire qui souhaite enfanter doit demander la permission à son ancien de clan. Si celui-ci est d’accord, c’est cet ancien qui fera le rituel, bien qu’il utilisera une portion de l’âme du vampire demandeur pour ressusciter le corps de l’humain sous cette nouvelle forme.

Il arrive néanmoins qu’un vampire outrepasse la volonté de son ancien et décide de ressusciter un vampire lui-même. Il crée alors un “bâtard”. Un vampire bénéficiant de tous les avantages standards, mais incapable d’évoluer en chrysalide, condamné à rester éternellement sous la même forme et limité par le même potentiel, éternellement. Ces vampires n’ont pas accès aux souvenirs et capacités communes de leur ascendance, ce qui rend leur insertion sociale difficile dans la société vampirique.

IMMORTALITE:
Un vampire est théoriquement immortel : sa chair cesse de vieillir et toutes ses blessures se soignent très rapidement. Un vampire “tué” se régénère automatiquement, bien que le processus peut prendre des années si le vampire doit reconstituer ou rattacher des membres découpés. Le processus est néanmoins accéléré si le vampire est nourri pendant la régénération. De même, le sang d’un ancien permet d’accélérer encore ce processus.

De base, un vampire peut être tué définitivement par le feu, par une immersion dans l’eau et par certaines ondes sonores. Le soleil est fatal pendant les premiers siècles de non-vie, devenant par la suite une simple nuisance. L’empalement paralyse totalement un vampire, de même que la magie Séraféenne, heureusement disparue.

Un vampire peut faire une “copie” temporaire de lui même, la transmettant à des chauve souris qui l’invoqueraient en cas de mort. Cette “sauvegarde” ne marche que temporairement, le vampire revient néanmoins plus faible et sans l’expérience gagnée depuis sa sauvegarde. Il conserve néanmoins les mutations acquises entre temps. La sauvegarde n’est pas définitive, ne pouvant être utilisée que pendant quelques heures voir quelques jours (l’essaim de chauve souris doit être le même et au même endroit, ce qui limite considérablement le potentiel à long terme)

EVOLUTION:
Un vampire est une créature éternellement liée à son ascendance. Sa capacité évolutive est bien plus limitée que pour un humain, puisqu’un vampire n’évolue “pas” de lui-même. A la place, il acquiert une portion de l’expérience de son ancien et de Kain en entrant en chrysalide, un acte appelé “la communion”.
Nul vampire n’a le droit de dépasser son ancien sur un plan évolutif. C’est un acte qui serait pris pour de la trahison envers son propre sang, comme si le vampire voulait “sauter une génération” pour apprendre directement de l’expérience de Kain, ce qui est normalement uniquement réservé aux anciens. Un tel acte serait puni par une plongée forcée dans les eaux des abysses.

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